dimanche 18 avril 2010

«La connexion des pays africains au reste du monde était la clé pour leur progrès», Jean Ping

Libreville, 13 avril (GABONEWS) – Lors du 14ème sommet de l’Union Africaine (UA), en janvier dernier à Addis-Abeba en Éthiopie, le cabinet d’intelligence économique et de conseil Oxford Business Group (OBG), dans le cadre de son tout premier rapport économique sur le Gabon, avait donné la parole au président la Commission de l’UA, le gabonais Jean Ping, pour une interview dans laquelle, focalisant l’attention sur l’application des technologies de l’information et de la communication sur le processus de développement des pays, il avait relevé que «La connexion des pays africains au reste du monde était la clé pour leur progrès».

Axé sur le thème «Technologies de l'Information et de la Communication en Afrique: Défis et perspectives pour le développement», le sommet de l’UA a été l’opportunité pour le cabinet Oxford Business Group de faire réagir le Gabonais, Jean Ping sur cette question, désormais d’actualité, en vue de pallier le fossé nord sud et de créer de meilleurs conditions de diffusion de savoirs et de connaissances dans l’optique du progrès des pays africains.
«(…) les TIC sont au cœur de l’avenir du développement africain (…) [elles permettent] d’assurer le progrès des sciences et des technologies et de la diffusion du savoir - la télémédecine peut servir d’excellent exemple», a-t-il déclaré pour soutenir son argumentaire avant d’ajouter que «Si nous progressons dans ce domaine, nous pourrons rattraper notre retard économique avec le reste du monde». Dans ce contexte, le président de la Commission de l’UA avait estimé que «la réduction du fossé technologique dans les pays africains permettrait à ces derniers de réaliser des avancées sans précédent en matière de développement économique et social», tout comme il a souligné que «la connexion des pays africains au reste du monde était la clé pour leur progrès».
Toutefois, il avait également reconnu que la tâche est ardue et bien difficile pour l’UA qui se doit de «pousser le continent dans son ensemble à soutenir une meilleure coopération interrégionale dans le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC)».

Entre autres difficultés du continent, Jean Ping avait relevé le «besoin de consolider le soutien aux programmes agricoles qui, selon lui, permettraient aux pays africains de développer leur propre industrie et de réduire leurs importations».

De ce fait, le président de la commission de l’Union Africaine avait expliqué que les nouvelles réformes, qui ont été mises en place après la crise alimentaire, marquent un changement de cap vers une plus grande intervention de l’État au détriment des pratiques d’ouverture des frontières.

«On demande désormais aux États et aux nationaux d’investir dans l’agriculture de leurs pays», avait-t-il dit avant de poursuivre en relevant que «L’État est revenu au centre des préoccupations agricoles et doit travailler conjointement avec le marché pour relancer la production agricole africaine».

Concernant la sécurité alimentaire, monsieur Ping a vanté le mérite du programme détaillé pour le développement de l’agriculture, remis à jour lors de ce sommet et qui a reçu les intentions de dons de la Banque mondiale et des États-Unis.

«[Le CADEP] est reconnu par les organisations économiques internationales et les partenaires bilatéraux africains», a-t-il expliqué tout en affirmant que «les Etats-Unis ont à eux seuls, promis de fournir une enveloppe de 10 milliards de dollars pour la sécurité alimentaire en Afrique».
De l’autre côté, avait –il mentionné, «les autres pays occidentaux ont, eux aussi, participé à la levée de fonds et une enveloppe d’environ 20 milliards de dollars a été octroyée par la Banque Mondiale pour favoriser la mise en œuvre effective d’un plan pour la sécurité alimentaire».

Pour ce qui est du Gabon, le président de la Commission de l’UA a donné son satisfécit aux nouvelles autorités qui ont résolument engagé le pays, depuis le mois d’octobre 2009, sur la voie de l’émergence, d’autant qu’il a relevé la ferme conviction affichée de réduire la bureaucratie institutionnelle et une volonté de la classe gouvernementale et de la société civile d’aller dans cette même direction.

«Les nouvelles autorités ont commencé à recenser l’administration et déceler les problèmes de corruption et d’inefficacité du système, pour réduire l’impact nocif de l’administration mais également pour encourager le développement d’un secteur privé fort au Gabon. Il s’agit de mettre en place un environnement propice à l’épanouissement du secteur privé, en encourageant les gabonais eux-mêmes à devenir des hommes d’affaires. Avec cette volonté politique qui se dessine clairement, les choses s’orientent actuellement dans la bonne direction», avait-il déclaré.

Notons que «la version intégrale de l’entretien paraîtra dans le guide économique d’OBG, intitulé The Report: Gabon 2010, le tout premier rapport d’OBG sur le Gabon. Il comprendra une étude détaillée sur le paysage politique, l’économie, l’infrastructure ainsi que les autres développements sectoriels du pays. On y trouvera également des entretiens avec des personnalités importantes appartenant au monde politique et économique, y compris le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba».

GN/DCD/10

Source : Gabonews

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