dimanche 10 janvier 2010

La croissance de l’Internet et des nouvelles technologies est une source d’emplois en Afrique

Des cyber-cafés, en passant par la programmation ou l'e-commerce de nombreux jeunes demandeurs d'emploi ont su tirer parti de cette extraordinaire prouesse technologique qu’est l’Internet. Un exemple parmi tant d'autres de la banalisation progressive d'Internet: le réseau social Facebook compte aujourd’hui plus de 800.000 membres en Afrique.

Le continent compte 650.000 abonnés à l'Internet et le nombre des internautes est estimé à 2 millions. Des chiffres qui ont progressé de + 105% ces cinq dernières année, avec un taux en constante augmentation d'une année sur l'autre.

L’extension d'Internet en Afrique suscite les vocations d’entrepreneurs et d’innovateurs

Internet contribue surement à sortir le continent de son relatif isolement. Les pratiques et stéréotypes de comportement économiques en vigueur dans les pays industrialisés tendraient même à s’y répandre. Ainsi les partenariats avec des entreprises situées un peu partout en Afrique mais également à l’étranger permettent de tisser de nouveaux liens économiques, mais également des passerelles culturelles insoupçonnées.

Par le biais de jeunes programmeurs africains, le langage de l’innovation traverse la Méditerranée. Les décideurs africains semblent eux-mêmes prêts, à prendre leur part dans l’économie mondiale. Dans cette optique, une école panafricaine d’intelligence économique et stratégique ouvrira bientôt ses portes à Dakar, au Sénégal.

Cette institution sera destinée à doter les décideurs africains d’une formation de haut niveau, se déclinant en modules abordant les questions liée à l’environnement international et à la compétitivité des nations. Afin de mieux renforcer les capacités des futurs décideurs, l’ambition proclamée du programme est d’inculquer l’Intelligence économique comme réponse apportée aux bouleversements provoquée à l’échelle planétaire par la mondialisation et la globalisation. De quoi donner aux PME et futures start-ups africaines les armes modernes pour se mesurer à l’économie mondiale de la connaissance et de l’innovation.

Le Kenya veut devenir la future Silicon Valley d'Africaine

C’est pour se mettre à la page de cette globalisation que le Kenya s’est lancé dans une politique ambitieuse en faveur des nouvelles technologies, appuyée par l’établissement de grands chantiers d'infrastructure et de zones franches.

Depuis 2004, le gouvernement kenyan a en effet initié une série de mesures de promotion des technologies de l’information et des communications, avec la volonté de faire du pays un centre de services offshore. Plusieurs actions ont été annoncées dans cette direction.
D'abord l'instauration d'une réglementation sur la sécurité et la confidentialité des données informatiques. Ensuite, la privatisation de l'opérateur historique et l'attribution de licences à des acteurs privés. Enfin, l'amorce d'un chantier de modernisation de l'état et une politique en faveur de la formation et de l'enseignement supérieur technique.

L’Afrique se câble en haut-débit

A partir de 2010, deux grands projets d'infrastructure relieront le continent au monde via l’Afrique de l’ouest. Le premier, nommé EASSY, estimé à 100 millions de dollars, a pour but de relier les villes de Mombasa au Kenya et de Fujairah aux Emirat Arabes Unis. Le projet TEAMS vise quant à lui à créer un backbone sous-marin, longeant la côte est de l'Afrique, de l'Afrique du Sud au Soudan.

Ces infrastructures, qui doivent être achevées d'ici fin 2008, permettront de réduire le coût des communications internationales, principal frein au développement d'une économie offshore. A ce premier axe s'ajoute la mise en place de zones franches pour faciliter l'implantation de sociétés de services.

Les arguments en faveur de ce type d'activité sont nombreux, avec notamment la présence d'une main d'œuvre diplômée ainsi qu’un fuseau horaire compatible avec l'Europe.

Liens : site de l'AEDEV

Source : Afrique Avenir

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