lundi 28 décembre 2009

Le commerce électronique se démocratise en Afrique

Un nombre toujours croissant d'entreprises africaines investissent dans le commerce électronique. Un secteur parsemé de réussites qui montre que les entrepreneurs africains bien informés peuvent réussir et que l’Afrique a en réalité des avantages compétitifs, spécialement dans les téléservices Business to Business tournés vers l’export.

Mais pour que le commerce électronique se développe pleinement, les pays africains doivent pousuivre leurs efforts afin de mettre en place un environnement favorable au niveau juridique, financier, logistique et économique.

L'Afrique souhaite combler son retard

La plupart des marchés de consommation locaux et régionaux sont confrontés à de sérieuses barrières en terme de connectivité, de volonté d’acheter en ligne et de possession de carte de crédit. Cette situation est en train de changer assez rapidement étant donné que les connections, l’accès aux mécanismes de paiement et les services de livraison se développent de plus en plus.

En effet, plusieurs programmes visant à promouvoir l’Internet dans le monde rural et auprès des groupes défavorisés se concrétisent. Un peu partout en Afrique l'accès à Internet et au commerce électronique se démocratisent, notamment dans les grands centres urbains et dans les zones les plus riches. De plus, le commerce électronique est régi par les mêmes critères fondamentaux qui s'appliquent au commerce traditionnel. Par conséquent, le coût très compétitif de la main-d’oeuvre sur le marché mondial constitue le principal avantage du continent.

Avec l’arrivée du haut débit les barrières technologiques s’estompent

L’internet haut débit et surtout moins cher devient une réalité, en Afrique de l’Est. En 2009, une société mauricienne de télécommunication a achevé l’installation d’un câble en fibre optique qui permet aux pays de la côte orientale du continent d’accéder à cette technologie. D’une longueur de près de 14 000 km, le nouveau câble relie le Kenya à l’Afrique du Sud en passant par Madagascar.

D’un coût de 600 millions de dollars, il a été essentiellement financé par des investisseurs privés africains. L'Afrique de l'Est disposera désormais d’un débit d’internet quarante fois plus rapide. En effet, grâce à la technologie de la fibre optique, les pays comme le Mozambique, Madagascar, la Tanzanie, le Kenya, Djibouti et le Soudan, qui jusque-là accédaient au haut débit par satellite et à des tarifs onéreux, vont pouvoir le faire à des prix concurrentiels. En raison de la forte demande, le retour sur investissement est attendu dans cinq ans.

Treize autres pays limitrophes vont également bénéficier du câble. Il s’agit du Botswana, du Burundi, de la République centrafricaine, de la République démocratique du Congo, du Tchad, de l’Ethiopie, du Lesotho, du Malawi, du Rwanda, du Swaziland, de l’Ouganda, de la Zambie et du Zimbabwe.

Le commerce électronique africain est en constante progression

Parce que les entreprises africaines du commerce électronique sont supposées s’intéresser à des marchés étrangers stables auxquels ils proposeront des téléservices stables, on peut espérer que le développement du commerce électronique aura des effets positifs sur la trésorerie des entreprises et sur la situation de l’emploi en général.

A l’heure actuelle le volume global du commerce électronique africain reste inférieur à la moyenne mondiale. Toutefois il n’y a que très peu d’initiatives de commerce électronique orientées vers la diaspora africaine alors que ce segment est considéré comme étant l’un des plus lucratifs parmi les niches potentielles.

Enfin, l’implication des gouvernements dans le e-commerce par le biais des appels d’offres électroniques, considéré comme étant le segment du commerce électronique où le potentiel de croissance est le plus élevé, reste très marginal. Il constitue une niche de marché dont l’exploitation dépend principalement de la volonté politique.

Source : Afrique Avenir

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