samedi 21 novembre 2009

Le Congo Brazzaville mise sur les Télécoms pour son développement

Le gouvernement congolais a conclu le 5 novembre dernier, un protocole d’accord avec l’Union africaine des télécommunications (UAT) pour organiser la 3e session de la conférence des plénipotentiaires de l’UAT, prévue en septembre 2010. Ces assises, qui se tiendront trois ans après celles de Tripoli, en Libye, sont destinées à approuver le Plan stratégique de développement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) en Afrique pour la période 2010-2014.

La décision de l’UAT d’organiser ce sommet à Brazzaville est une reconnaissance des efforts déployés par les institutions congolaises pour doter leur pays d’une infrastructure de télécommunications moderne. Les innovations technologiques se sont en effet multipliées au cours des dernières années.

12 millions d’euros de recettes supplémentaires par an

La plus récente est la création d’un centre de supervision et de contrôle du trafic international des appels entrant dans le pays. Mis en place avec l’appui technique de la société américaine Global Voice Group (GVG), ce système s’inscrit dans le cadre de la création, au niveau du secteur télécommunications, d’un lien entre les nouvelles technologies et l’économie. Il permet d’offrir aux usagers un service de qualité aux normes internationales les plus élevées mais aussi de générer des recettes parafiscales qui sont réinvesties dans le développement de nouvelles infrastructures TIC. La nouvelle tarification des appels téléphoniques internationaux vers le Congo, lequel, jusqu’ici, ne gagnait rien du trafic des appels internationaux vers son territoire, permettra en effet d’engranger des recettes supplémentaires d’environ 8 milliards de francs CFA (12 millions d’euros) chaque année.

Connexion prochaine au réseau sous-marin WACS à fibre optique

Le Congo a aussi adhéré au projet régional de câble sous-marin à fibre optique WACS (West AFrica Cable System) pour accélérer le développement de l’internet haut débit. D’une longueur de 14.530 km, ce réseau va créer une vaste « autoroute de l'information » tout au long de la côte ouest du continent, en reliant l'Afrique du sud, la Namibie, l'Angola, la République Démocratique du Congo, la République du Congo, le Cameroun, le Nigeria, le Togo, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Cap Vert, les Iles Canaries, le Portugal et le Royaume Uni. La livraison du projet est prévue en mai 2011 (réception provisoire du système) et sa mise en service commercial programmé pour juin 2011. WACS nécessite un investissement de 15 millions de dollars par État, pour lequel le Congo a déjà versé dix millions de dollars.

Une dorsale optique terrestre

Ce projet de réseau panafricain est complété par un maillon national : une dorsale optique terrestre reliant Pointe Noire, la capitale économique, Brazzaville, la capitale politique, et Ouesso, la ville frontière avec le Cameroun. La création de ce réseau interne est une des priorités énoncées dans « La Nouvelle Espérance », le projet de société du président congolais Denis Sas¬sou Ngues¬so. Il doit permettre au pays de se doter de services téléphoniques de qualité, notamment dans les zones rurales, et de développer de nombreux services et métiers liés aux NTIC (e-commerce, e-banking, télésurveillance, télémédecine etc.). Des chercheurs congolais travaillent par ailleurs sur d’autres pistes de développement numérique local: réseaux nationaux raccordés entre eux, points d’échanges internet permettant l’interconnexion directe des réseaux nationaux ou bien encore stockage et traitement des contenus locaux.

Source : AfriqueAvenir

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