jeudi 29 octobre 2009

Un tiers des Africains abonné à la téléphonie mobile

La Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) qui s'est récemment tenue à Addis-Abeba a notamment permis de mettre en exergue le développement fulgurant de la téléphonie mobile sur le continent, qui compte aujourd'hui un tiers de sa population abonnée, contre sept fois moins il y a cinq ans. Alors que cette technologie a déjà métamorphosé le tissu économique et social des pays africains, le continent se prépare aujourd'hui à populariser l'accès Internet haut débit, la prochaine étape sur le programme de désenclavement mondial et de mise en place des leviers de la croissance.

Réunie à Addis-Abeba, en Éthiopie, la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) a présenté un rapport-bilan sur les Technologies de l'information et de la Communication (TIC) en Afrique.

Ce rapport met notamment en lumière le formidable boom rencontré par la téléphonie mobile ces cinq dernières années, avec un nombre d’abonnés qui est passé de 54 à 350 millions entre 2003 et 2008, soit une augmentation de 550%.

Le présentateur du rapport, Rémi Lang, responsable de la section TIC de la CNUCED, affirme à cet effet qu'aujourd'hui un tiers de la population africaine dispose d’un téléphone portable.

«La téléphonie mobile a transformé le tissu économique et social des pays africains. Aujourd’hui, plus de 100 000 africains travaillent dans le secteur de la téléphonie mobile et cela, soit directement pour un opérateur ou, indirectement, c’est-à-dire dans la vente des cartes et autres appareils portatifs», explique-t-il.

Le rapport relève cependant que même si les TIC présentent des taux de progression inespérés, notamment la téléphonie mobile, l’accès à ces services reste un luxe pour certaines populations africaines où téléphoner coûte encore cher.

«Cette diffusion dépasse les attentes des experts», affirme même Rémi Lang.

Les pays africains se sont en revanche laissés beaucoup distancer par les pays développés pour ce qui est de l’utilisation de l'internet et du raccordement au haut débit. Ce retard du continent africain sur les autres est notamment dû à l’absence d’infrastructures de télécommunications fixes.

En Afrique, 90% des abonnés de l’utilisation du haut débit se retrouveraient dans cinq pays, soit en Afrique du Sud, en Algérie, en Égypte, au Maroc et en Tunisie. Ces pays ont connu les plus fortes augmentations du nombre d’abonnés au haut débit depuis 2003.

Un appel a été lancé à cette occasion pour promouvoir le développement de la connexion haut débit en Afrique, un marché qui reste contrôlé par les pays asiatiques et européens. Le développement de ce service représente un réel levier de développement pour le continent, encore coincé dans l'enclave numérique mondiale.

Source : Gaboneco

Photo : © D.R.

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