samedi 3 octobre 2009

Perspectives économiques en Afrique (PEA) 2008/09

L’édition 2009 couvre 47 pays d’Afrique, contre 35 l’an dernier. Les analyses montrent que la région est sévèrement touchée par la récession économique mondiale, mais qu'il y aussi de la place pour les initiatives macro-économiques innovantes.

Les auteurs de ce rapport anticipent cependant un rebondissement de la croissance à 4.5 pour cent en 2010. Dans les pays exportateurs de pétrole, elle devrait s’établir à 2.4 pour cent en 2009, contre 3.3 pour cent pour les pays importateurs nets de pétrole.

Louis Kasekende, économiste en chef de la BAfD (Banque Africaine de Développement), déclare en outre qu' « il ne faut pas désespérer. La décennie de réforme a permis de rendre la gestion macro-économique plus efficace et d’accroître la compétitivité des économies africaines. Les pays doivent donc renoncer à mettre en oeuvre des politiques qui restreindraient l’intégration du continent à l’environnement commercial et financier mondial ».

Plus positif encore, l’édition 2009 montre que l’Afrique est en meilleur position pour affronter la crise aujourd’hui qu’il y a dix ans. De nombreux pays ont entrepris des réformes économiques prudentes au cours des dernières années, ce qui a permis de renforcer l’équilibre fiscal et de ramener l’inflation en deçà de 10 %. Nombre d’économies ont aussi bénéficié d’un allègement considérable de leur dette, ce qui explique que la faiblesse du ratio service de la dette/exportations dans la plupart des pays.

Les PEA 2009 se tournent spécialement vers les innovations en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC). Ses auteurs concluent que, malgré un faible taux de pénétration de ces technologies, les applications innovantes se sont étendues à divers domaines, tels que la banque en ligne, les paiements électroniques, l’agriculture électronique, le commerce en ligne, l’administration en ligne et l’éducation à distance. Nombre de ces nouveaux outils favorisent l’amélioration de l’environnement des affaires en contribuant au développement des marchés, en réduisant les coûts et en permettant de surmonter les contraintes traditionnelles en matière d’infrastructures.

Consultez le rapport ici.

Source : forMISSION

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