vendredi 16 octobre 2009

Gabon : Pas de grisaille dans le ciel Azur

Une semaine après le lancement de ses opérations sur le marché, la nouvelle compagnie de téléphonie mobile Azur serait-elle confrontée à quelques rigidités institutionnelles ? L'agence Gabonews annonçait le 15 octobre qu'un communiqué du ministère de la Communication avait suspendu les services et prestations du nouvel opérateur «jusqu’à la mise en conformité avec la réglementation en applicable à tous les opérateurs de téléphonie mobile au Gabon». Une information formellement démentie par le directeur général d’Usan Gabon, Bruno Valat.

Bizutage ou quiproquo ? L'information relayée ce 15 octobre par l'agence de presse Gabonews sur la suspension des services et prestations du nouvel arrivé des opérateurs de téléphonie mobile, Azur, a été formellement démentie par la direction générale de la société.

Le site d'information annonçait que le quatrième opérateur de téléphonie mobile du Gabon Azur serait sous le coup d’une suspension du ministère de la Communication «jusqu’à la mise en conformité avec la réglementation applicable à tous les opérateurs de téléphonie mobile au Gabon».

«C’est totalement faux !», rétorque le directeur général d’Usan-Gabon, Bruno Valat, expliquant qu’Azur disposait d’une licence «valable de plein droit depuis le 30 Juillet 2008 délivré par l’Agence de régulation des télécommunications (ARTEL)».

Acquise pour 11 milliards de francs CFA, la licence avait été soumise à un décret signé du défunt chef de l’Etat, Omar Bongo Ondimba, du Premier ministre, du ministre de l’Economie et des Finances et du ministre de la Communication.

Monsieur Valat a affirmé n'avoir à ce jour «reçu aucune notification de la part de l’ARTEL», qui demeure par ailleurs le seul organe habilité à suspendre un opérateur de téléphonie mobile en vertu de la loi 31 qui autorise une mise en demeure de 45 jours pour corriger une dérive par rapport à la réglementation en vigueur.

Le directeur général d'Usan Gabon a notamment assuré que ses services fonctionnaient de manière optimale et que sa société avait rempli toutes les étapes de procédures contenues dans le cahier de charge émis par Artel pour l'obtention de sa licence.

Ils sont à cet effet soumis, comme les trois autres opérateurs du marché, à la nouvelle taxe de 10% du chiffre d’affaires mensuel destinée au financement d'une partie de la Caisse nationale d'assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). «On a aucun passe droit de quoi que ce soit, nous sommes une entreprise citoyenne», a-t-il martelé.

Concernant l’interconnexion avec les autres opérateurs du secteur, monsieur Valat a assuré des bonnes relations avec ses concurrents pour l'établissement des accords nécessaires, par ailleurs déjà conclus avec Zain, alors que ces contrats d'interconnexion devraient être signé dans les jours à venir avec les autres opérateurs.

Bruno Valat a enfin annoncé qu'Usan Gabon avait été le plus gros investisseur privé de l’année 2009, avec une centaine d’employés embauchés et 70 entreprises contractuelles.

Source : Gaboneco

Photo : © gaboneco

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