samedi 22 janvier 2011

Création au Gabon d’une Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences

APA-Libreville (Gabon) Le gouvernement gabonais a adopté, jeudi à Libreville, un projet de décret portant création d’une Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), a appris APA.

Etablissement public à caractère administratif rattachée à la présidence de la République, l’ANIF va se charger de l’installation et de la gestion des infrastructures et ressources nationales partagées dans les domaines des télécommunications, de l’audiovisuel et de l’informatique.

L’agence va également valider tous les projets de l’économie numérique, afin de garantir la cohérence globale des systèmes mis en place, selon un communiqué officiel publié à Libreville, pour annoncer la création de la nouvelle entité, placée sous la tutelle technique du ministre chargé de l’économie numérique.

La mise en place de l’ANIF consacre la disparition de l’Agence Nationale de l’Informatique et de l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication, indique le communiqué du conseil des ministres.

Les actifs, les biens meubles et immeubles son transférés à la nouvelle structure qui sera coiffée par un conseil d’administration et une direction générale.

LMM/od/APA
21-01-2011

Source : Afrique Avenir

samedi 31 juillet 2010

Accès à l’Internet : un casse-tête pour les élèves à Franceville et Moanda

FRANCEVILLE (AGP) – L’accès à Internet est devenu un casse-tête pour les élèves et les nombreux utilisateurs de Franceville, Moanda et du reste de la province du Haut-Ogooué (sud-est) depuis bientôt six mois, a constaté le correspondant de l’AGP.

La fermeture, en novembre 2009, de l’institut de formation aux nouvelles technologies (Ifatech) en est la principale raison, pense-t-on.

Cet institut qui administrait des cours d’informatique, de réseau et bien d’autres sur les nouvelles technologies abritait en son sein le plus important cyber café de la province du Haut-Ogooué.

Son débit de connexion qui était de 100 Mbits/s n’avait d’égal et permettait à la plupart des clients de disposer d’un cadre idéal de travail sans limites.

Une pression de l’Artel et de quelques concurrents serait à l’origine de cette déconvenue.

Artel aurait exigé au responsable de cet institut le paiement de 22 millions de CFA en raison de l’utilisation d’un VSAT qui lui permettait de prendre sa connexion depuis Huston aux Etats-Unis, contrairement à ses concurrents qui ont des fournisseurs nationaux.

Ces derniers (cyber cafés concurrents) fonctionnent en ce moment sans donner aux internautes la satisfaction voulue.

Dans certains cyber cafés, les clients se plaignent de passer entre 30 et 40 minutes pour accéder à leurs courriers électroniques (mails) et dans d’autres, la connexion s’interrompt seule dès que le soleil darde ses rayons jusqu’à plus de 30°.

Cela fait que, de temps à autre, les clients perdent leur travail ; reprennent intégralement leurs téléchargements, ainsi que d’autres travaux tels que les mises à jours des ordinateurs portables.

Au lycée Eugène Marcel Amogho, l’antenne parabolique qui permettait au pool numérique Georges Azzibrouk, dont l’inauguration est toujours attendue, a cédé à la pression des vents et se trouve aujourd’hui hors d’état d’usage.

A Moanda, on se plaint quelques fois de la lenteur dans les trois cyber cafés qui, tant bien que mal, permettent aux moandais d’être en contact instantané avec le monde.

Tous ces cyber cafés n’offrent pas plus de 11 Mbits/s de connexion, constate-t-on.

Cette situation fait heureusement le bonheur de la société de téléphonie mobile Zain Gabon qui, à travers ses clefs usb Internet offre une possibilité intéressante de connexion aux détenteurs d’ordinateurs portables.

Le débit varie entre 53,6 Kbits/s et 236,8 Kbits/s selon que la connexion est établie sur GPRS ou EDGE.

Cependant, on se plaint trop souvent du fait que cette solution est excessivement coûteuse.

On peut tout de même croiser les doigts et souhaiter que le projet d’installation de la fibre optique qui suit tranquillement son cour à Franceville aille jusqu’au bout pour que la co-organisation Gabon-Guinée Equatoriale de la CAN 2012 n’en souffre.

CN/IM

05/07/2010

Source : Agence Gabonaise de Presse

samedi 24 avril 2010

Le Web 2.0 apprivoisé: Expériences de femmes rurales en Afrique

Six mois après la formation préliminaire en bureautique et en web 2.0, les femmes de l’Union des Femmes Rurales d’Afrique de L’Ouest et du Tchad ( UFROAT ) se sont retrouvées du 16 au 20 novembre 2009 a Ouagadougou pour un recyclage.

Pendant une semaine, une trentaine de femmes venues du Togo, du Bénin, du Mali, du Tchad, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Burkina ont amélioré leur usage des outils du web 2.0 dans les locaux et sous la direction technique de Yam Pukri, une association burkinabé spécialisée dans la promotion des TIC.

Initiée concomitamment par I’UFROAT et le RESACIFROAT, cette formation bénéficie de l’appui financier et de I’ appui conseil du Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale (CTA).

Source : TvWagues

«Ils ont dit», au sortir de la réunion pour la mise en place d'un réseau de fibre optique au pays

Libreville, 17 avril (GABONEWS) — Les opérateurs économiques, qui, vendredi, dans le cadre du projet de national de mise en place d'un réseau de fibre optique, étaient une nouvelle fois réuni autour du ministre de la Communication, des Postes et des l'Economie Numérique, Laure Olga Gondjout, ont dit à la presse leur «adhésion», et leur satisfaction d'avoir été conviés pour cette l'initiative.

Marcel Abéké, Administrateur, Directeur général de Société d'Exploitation du Transgabonais (SETRAG):

«Cette initiative est la bienvenue dans la mesure où nous y avions pensé déjà, depuis l'année dernière. Pour la SETRAG les télécommunications revêtent une importance capitale. Pour faire circuler les trains, il nous faut communiquer, être en contact permanent avec tous les trains qui circulent et notamment les trains passagers.

Le système d'exploitation que nous envisageons de mettre en place nécessitera un système de télécommunication suffisamment fiable. Et je pense que tout ce que nous avons eu jusqu'à présent ne nous permet pas de déployer ce dispositif.

Le fait de pouvoir mettre en oeuvre ce réseau national nous permettra de rouvrir le dossier de ce système moderne d'exploitation qui expose moins la circulation des trains aux erreurs humaines, et fiabilise la circulation. Il va améliorer la fluidité, de telle sorte que les passagers pourront profiter du raccourcissement de la durée du trajet».

Christian Gondjout, Directeur Général clientèle, Institutionnel Banques et ingénierie financière de la Banque Internationale pour le Commerce du Gabon (BICIG):

«Pour l'instant, nous avons manifesté notre intérêt pour le financement de ce projet. Le ministre nous a demandé, compte tenu de notre expertise, d'être partie prenante à ce groupement. On y répondra le moment venu. En tout état de cause, nous sommes prêts à participer au financement de ce projet.

La fibre optique apporte un plus à l'économie parce qu'elle permet de développer de nouvelles activités. Et en ce sens, il y a des possibilités de développement de l'emploi et de développement dans des régions où peut être aujourd'hui la BICIG n'est pas présente à cause des coûts que représentent d'autres moyens de transport de télécommunication. Il y aura, je suis sûr, à terme, un impact sur les activités de la Banque.

Ihab El Fouly, Directeur général Zain Gabon:

«C'est un projet historique pour le Gabon. Lorsque l'on parle d'économie numérique, la base c'est l'infrastructure. Cela est conforme au plan stratégique de notre entreprise (...) Ce projet nous permettra de mettre en place des applications qui touchent la vie quotidienne du gabonais, avec des projets qui concernent l'éducation, la santé, la sensibilisation des populations. Autant de projets capitaux pour le développement du Gabon».

Brice Edgar Ponga, Membre du directoire, Directeur pôle réseau de Gabon Télécom Libertis:

«La construction de ces backbones nationaux, c'est-à-dire des ces artères de transmission pour transporter tous les signaux, est l'une de nos missions. L'initiative du gouvernement est très bonne car elle permet de réunir l'ensemble des opérateurs économiques, pour construire, dans les délais les plus courts possible, ces artères de télécommunication qui vont permettre le développement des services de troisième génération pour notre pays.

Bruno Valat, Directeur général d'Azur:

«Il faut souligner le caractère fort de cette démarche et je remercie les autorités de nous faire participer aux études de ce projet et de nous écouter. La volonté de tous, c'est d'obtenir un résultat pour le plus grand nombre.

L'objectif de ce déploiement c'est le Gabon Numérique pour tous les Gabonais et d'avoir un meilleur coût d'accès à ces nouvelles technologies (...) Les Gabonais veulent téléphoner, aller sur internet partout dans le pays, et c'est un petit peu l'un des objectifs de ces réunions».

GN/MO/DCD/10

Source : Gabonews

vendredi 23 avril 2010

Mise en place d’un réseau national de fibre optique : Le ministère de la communication entre dans la « phase concrète »

Libreville, 16 avril (GABONEWS) – Le ministre de la Communication, des postes et de l’Economie Numérique, Laure Olga Gongjout, a présidé, ce vendredi, à Libreville, une nouvelle séance de travail avec un panel de partenaires issus des secteurs public et privé, dans le cadre du vaste projet de mise en place d’un réseau national de fibre optique, a constaté GABONEWS.

Au cours de cette réunion, la deuxième du genre que le département de la Communication consacre à ce dessein d’aménagement technologique, le ministre a rappelé aux opérateurs économiques « l’insistance » du Président de la République, Ali Bongo Ondimba, pour le « désengagement de l’Etat dans des projets d’une telle importance », et « la valorisation » du creuset de compétences publiques et privées.

« Nous ne sommes plus à la phase de manifestation d’enthousiasme et autres. Nous sommes maintenant dans une phase concrète. Nos services avec différents opérateurs vont maintenant étudier les documents techniques qui sont en notre possession et qui vont garantir la faisabilité du projet », a déclaré le ministre à la presse, à l’issue de cette rencontre.

Se réjouissant de la teneur des échanges et de l’intérêt qu’ont porté les opérateurs sur le projet, Mme Gondjout de poursuivre : « Nous espérons avec le concours de nos partenaires dans le cadre de ce premier projet de partenariat public-privé, va pouvoir terminer cette mise en place du réseau fin 2011, pour l’axe côtier et l’axe sous-régional, et pour le réseau national complet, en 2012 ».

Interrogée sur le volet télécommunication de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2012, que le Gabon organise conjointement avec la Guinée-Equatoriale, le ministre a dit la volonté du gouvernement de retransmettre de façon optimale cette compétition, sur le reste du territoire et dans le reste du monde.

« Nous avons lancé des appels d’offre pour l’acquisition de nouveaux émetteurs numériques, pour pouvoir couvrir l’ensemble du territoire, avec priorité à Libreville et Franceville. Nous allons commencer par les installer dans ces deux villes, et nous allons terminer la couverture de l’ensemble du territoire afin que tous les gabonais participent à cette fête », a-t-elle rassuré tout en annonçant l’interconnexion avec la Guinée-Equatoriale.

Enfin, s’agissant du renforcement des compétences, le numéro un du département de la Communication a informé que des formations réservées aux communicateurs (journalistes et techniciens) débuteront « dès l’année prochaine ».

Il y a plusieurs jours, le ministère de la Communication réunissait un panel d’opérateurs économiques afin de « recueillir leurs avis et engagements » dans la mise en œuvre des infrastructures de transport d'un réseau national de fibre optique.

Le projet est écartelé sur trois composantes, qui concernent l’interconnexion avec les pays de la sous-région, l’installation d’un raccordement côtier en backbone (fibre noire) entre Libreville, Port-Gentil et Gamba, et enfin un réseau interne caractérisé par plusieurs boucles.

Il s’inscrit dans le cadre du « Gabon des services » prôné par le Président de la République et entend, par ailleurs, offrir à l’ensemble de la population gabonaise un accès équitable et financièrement abordable aux services offerts par les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Il devrait également permettre l’optimisation des échanges entre les pôles régionaux.

Toutes choses susceptibles de faire du Gabon un pôle de référence en matière de TIC et d’implémentation de l’économie numérique dans la sous-région.

GN/MO/MS/10

Source : Gabonews

jeudi 22 avril 2010

L'Afrique, nouvel eldorado de la téléphonie mobile

Les Occidentaux étant tous peu ou prou équipés, c'est dans les pays en développement que les marchés du téléphone mobile croissent aujourd'hui le plus vite. Le nombre de nouveaux abonnés y bondit parfois de 50 % et plus par an : + 64 % au Vietnam entre 2008 et 2009 ; + 67 % en Afghanistan... Ces marchés sont cependant plus difficiles qu'il n'y paraît. La récente opération réalisée entre le premier opérateur de télécommunications indien Bharti Airtel (125 millions d'abonnés, 25 % de part de marché) et l'opérateur koweïtien Zain le prouve.

Fin mars, il a confirmé l'achat, pour 10,7 milliards de dollars (7,9 milliards d'euros), des actifs africains de Zain. L'opération lui permet de récupérer 42 millions de clients dans quatorze pays africains (Gabon, Ghana, Tanzanie, Soudan, Zambie...).

L'Inde a beau être l'un des pays les plus dynamiques au monde pour la téléphonie mobile (51 % d'abonnés en plus entre 2008 et 2009), il est ultraconcurrentiel. Depuis l'arrivée du japonais NTT DoCoMo et du norvégien Telenor ASA, les opérateurs s'y livrent une guerre des prix sans précédent. En 2009, DoCoMo s'est associé à l'indien Tata Teleservices pour commercialiser une offre à 1 centime d'euro la minute.

Selon l'Autorité indienne de régulation des télécommunications, les tarifs ont chuté de 95 % depuis 1998. Cette concurrence tarifaire acharnée entre opérateurs réduit leurs bénéfices. Au dernier trimestre 2009, Bharti a annoncé une baisse de ses revenus nets de 5 % par rapport à 2008, avec une hausse de 8,4 millions d'abonnés.

Par ailleurs, s'il reste beaucoup d'Indiens à équiper, ce sont en majorité des ruraux, plus pauvres et plus isolés, donc plus "coûteux" à desservir au moyen d'un réseau mobile. Dans les métropoles, le taux de pénétration est déjà de 80 %. A Bombay, le revenu par client était en moyenne de 7,40 dollars par mois fin 2008, selon le cabinet Booz & Co. Mais de 4,10 dollars seulement dans l'Etat du Bihar.

Si Bharti Airtel investit en Afrique, c'est donc pour y maintenir un fort niveau de croissance dans le futur. "En Inde, la croissance globale du marché des télécoms va ralentir et passer, dans cinq ans, à moins de 10 %", assure Karim Sabbagh, associé du cabinet de conseil Booz & Co. Toutefois, l'Afrique n'est pas forcément un pays de cocagne. Certains Etats sont déjà très concurrentiels, comme la Côte d'Ivoire, "où les opérateurs se livrent à une vraie guerre des prix", selon Mohssen Toumi, directeur de projets chez Booz & Co.

Le potentiel de croissance des marchés y est en partie biaisé. "Certes, il semble souvent énorme, avec de nombreux pays d'Afrique subsaharienne encore équipés à moins de 50 %. Mais la moitié des populations qui restent à conquérir sont souvent les plus difficiles : elles se trouvent dans les zones rurales, isolées, où un réseau est plus cher à installer et à maintenir", ajoute M. Toumi.

Il faut, en outre, compter avec les acteurs déjà en place. Il y a notamment ceux de la "première ligue", selon M. Toumi, qui disposent déjà d'une couverture étendue sur tout le continent. C'est le cas de France Télécom-Orange, présent dans quatorze pays (Sénégal, Guinée, Mali, Kenya, Botswana, etc.) ; du britannique Vodafone (Tanzanie, Mozambique, etc.) ou encore du sud-africain MTN (installé dans quasiment toute l'Afrique subsaharienne).

"Ce sont de vraies machines de guerre. Parce qu'ils sont implantés dans de nombreux pays du continent africain, ils peuvent bénéficier d'un effet de couverture large du réseau et proposer des offres de "one network" [réseau unique], avec des tarifs compétitifs pour les appels transfrontaliers sur le continent. Ces offres sont très recherchées, les Africains se déplaçant beaucoup", explique M. Toumi.

Bharti Airtel semble plutôt bien armé pour réussir en Afrique. Zain y jouait dans la "ligue 1", même si certaines de ses filiales accusaient de lourdes pertes (comme au Nigeria). Par ailleurs, le groupe indien dispose d'un savoir-faire d'opérateur à bas coûts qu'il pourrait y exploiter. En Inde, il parvient à réaliser un profit équivalent à 25 % de son chiffre d'affaires en se concentrant exclusivement sur la vente de minutes de communication. Le reste - la gestion de son informatique, de ses infrastructures de réseau, la facturation aux clients - est sous-traité. Les infrastructures (des équipementiers Ericsson et Nokia) sont payées en proportion des volumes d'appels qu'elles soutiennent. Le groupe pratique aussi le partage de réseau avec des concurrents pour limiter les coûts.

Mais pour les autres opérateurs, du Nord comme du Sud, qui ne sont pas encore implantés en Afrique, comme l'espagnol Telefonica, l'allemand Deutsche Telekom ou l'américain AT & T, "il est déjà trop tard pour prendre position, car s'installer dans un ou deux pays seulement n'a pas de sens économique, ce ne serait pas rentable", analyse M. Sabbagh. A moins d'acheter un des acteurs de la "ligue 1"...

Julien Bouissou (à New Delhi) et Cécile Ducourtieux

Source : Le Monde

dimanche 18 avril 2010

«La connexion des pays africains au reste du monde était la clé pour leur progrès», Jean Ping

Libreville, 13 avril (GABONEWS) – Lors du 14ème sommet de l’Union Africaine (UA), en janvier dernier à Addis-Abeba en Éthiopie, le cabinet d’intelligence économique et de conseil Oxford Business Group (OBG), dans le cadre de son tout premier rapport économique sur le Gabon, avait donné la parole au président la Commission de l’UA, le gabonais Jean Ping, pour une interview dans laquelle, focalisant l’attention sur l’application des technologies de l’information et de la communication sur le processus de développement des pays, il avait relevé que «La connexion des pays africains au reste du monde était la clé pour leur progrès».

Axé sur le thème «Technologies de l'Information et de la Communication en Afrique: Défis et perspectives pour le développement», le sommet de l’UA a été l’opportunité pour le cabinet Oxford Business Group de faire réagir le Gabonais, Jean Ping sur cette question, désormais d’actualité, en vue de pallier le fossé nord sud et de créer de meilleurs conditions de diffusion de savoirs et de connaissances dans l’optique du progrès des pays africains.
«(…) les TIC sont au cœur de l’avenir du développement africain (…) [elles permettent] d’assurer le progrès des sciences et des technologies et de la diffusion du savoir - la télémédecine peut servir d’excellent exemple», a-t-il déclaré pour soutenir son argumentaire avant d’ajouter que «Si nous progressons dans ce domaine, nous pourrons rattraper notre retard économique avec le reste du monde». Dans ce contexte, le président de la Commission de l’UA avait estimé que «la réduction du fossé technologique dans les pays africains permettrait à ces derniers de réaliser des avancées sans précédent en matière de développement économique et social», tout comme il a souligné que «la connexion des pays africains au reste du monde était la clé pour leur progrès».
Toutefois, il avait également reconnu que la tâche est ardue et bien difficile pour l’UA qui se doit de «pousser le continent dans son ensemble à soutenir une meilleure coopération interrégionale dans le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC)».

Entre autres difficultés du continent, Jean Ping avait relevé le «besoin de consolider le soutien aux programmes agricoles qui, selon lui, permettraient aux pays africains de développer leur propre industrie et de réduire leurs importations».

De ce fait, le président de la commission de l’Union Africaine avait expliqué que les nouvelles réformes, qui ont été mises en place après la crise alimentaire, marquent un changement de cap vers une plus grande intervention de l’État au détriment des pratiques d’ouverture des frontières.

«On demande désormais aux États et aux nationaux d’investir dans l’agriculture de leurs pays», avait-t-il dit avant de poursuivre en relevant que «L’État est revenu au centre des préoccupations agricoles et doit travailler conjointement avec le marché pour relancer la production agricole africaine».

Concernant la sécurité alimentaire, monsieur Ping a vanté le mérite du programme détaillé pour le développement de l’agriculture, remis à jour lors de ce sommet et qui a reçu les intentions de dons de la Banque mondiale et des États-Unis.

«[Le CADEP] est reconnu par les organisations économiques internationales et les partenaires bilatéraux africains», a-t-il expliqué tout en affirmant que «les Etats-Unis ont à eux seuls, promis de fournir une enveloppe de 10 milliards de dollars pour la sécurité alimentaire en Afrique».
De l’autre côté, avait –il mentionné, «les autres pays occidentaux ont, eux aussi, participé à la levée de fonds et une enveloppe d’environ 20 milliards de dollars a été octroyée par la Banque Mondiale pour favoriser la mise en œuvre effective d’un plan pour la sécurité alimentaire».

Pour ce qui est du Gabon, le président de la Commission de l’UA a donné son satisfécit aux nouvelles autorités qui ont résolument engagé le pays, depuis le mois d’octobre 2009, sur la voie de l’émergence, d’autant qu’il a relevé la ferme conviction affichée de réduire la bureaucratie institutionnelle et une volonté de la classe gouvernementale et de la société civile d’aller dans cette même direction.

«Les nouvelles autorités ont commencé à recenser l’administration et déceler les problèmes de corruption et d’inefficacité du système, pour réduire l’impact nocif de l’administration mais également pour encourager le développement d’un secteur privé fort au Gabon. Il s’agit de mettre en place un environnement propice à l’épanouissement du secteur privé, en encourageant les gabonais eux-mêmes à devenir des hommes d’affaires. Avec cette volonté politique qui se dessine clairement, les choses s’orientent actuellement dans la bonne direction», avait-il déclaré.

Notons que «la version intégrale de l’entretien paraîtra dans le guide économique d’OBG, intitulé The Report: Gabon 2010, le tout premier rapport d’OBG sur le Gabon. Il comprendra une étude détaillée sur le paysage politique, l’économie, l’infrastructure ainsi que les autres développements sectoriels du pays. On y trouvera également des entretiens avec des personnalités importantes appartenant au monde politique et économique, y compris le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba».

GN/DCD/10

Source : Gabonews

dimanche 21 février 2010

La jeunesse au rendez vous du salon de l'économie numérique

Libreville, 19 février (GABONEWS) - Les jeunes Librevillois ont confirmé jeudi et ce vendredi, troisième jour du Salon de l'Economie numérique, l'intérêt qu'ils portent à ce grand rendez-vous des Technologies de l'information et de la Communication (TIC) au Gabon, en s'illustrant par leur affluence et leur curiosité tout azimut, a constaté GABONEWS.

Parés de tee-shirts à l'effigie du Salon, arpentant ça et là les couloirs du hall des expositions, ils sont nombreux les étudiants et tous les férus de ces outils à venir s'informer sur les produits, les activités ou les services mis en exergue par les exposants.
« C'est vraiment une initiative qui cadre avec mes attentes. J'ai beaucoup de plaisir à visiter et à connaitre les activités des entreprises présentes », a indiqué Joe Gaël, passionné du multimédia.

Dans la matinée du jeudi, à l'auditorium de la Cité de la démocratie, qui accueillait la première des Conférences programmées pour l'évènement, étudiants en informatique, élèves ou jeunes férus de nouvelles technologies, avaient encore répondu présent.

Aussi, ils n’ont pas manqué de vivifier leur présence, aussi bien par l'attention qu'ils ont accordé au panel d'experts, que par la multiplicité, voire la "pertinence" de leurs questions. Leurs interrogations axées sur l'accès à l'outil informatique au Gabon, l'état des lieux de l'Economie numérique sur le plan national, témoignent de l'intérêt qu'ils portent au secteur des TIC.

En après midi, les bras chargés de brochures, stylos et gadgets en tous genre, leur curiosité s'est porté sur les divers stands proposés aux visiteurs. Là aussi, de multiples questions ont alimenté les conversations avec les exposants, visiblement submergés par l'afflux.

En effet, outre l'aspect informationnel et didactique, le Salon numérique semble offrir à la jeunesse des opportunités professionnelles. « Les étudiants en communication sont servis », a commenté un jeune homme. Avec toutes les entreprises qui exposent, ils peuvent trouver du travail comme la blague".

A l'image des autres stands, celui de l'Agence de presse GABONEWS, situé au centre du hall des expositions est pris d'assaut par une kyrielle d'apprenants, à la recherche notamment des stages de formation et de partenariats susceptibles de sous tendre leurs projets universitaires.

Hier, à l'ouverture de ce tout premier salon du genre sur le plan national, les étudiants en grande majorité, faisaient déjà bonne figure parmi le public

Le salon de l'économie numérique s'est ouvert mercredi à Libreville. Il se clôturera samedi.

Source : Gabonews

mercredi 17 février 2010

Ouverture du premier salon sur l’économie numérique au Gabon

LIBREVILLE (AGP) – Le Premier ministre gabonais, Paul Biyoghé Mba a ouvert mercredi à Libreville, le premier salon de l’économie numérique sur le thème : ‘’ les enjeux et perspectives de l’économie numérique pour le développement des pays africains’’.

Ce salon dénommé Gabon numérique 2010, enregistre la présence des plusieurs opérateurs dans les domaines des télécommunications, du multimédia et des fournisseurs d’accès à internet.

Le ministre du Budget, Blaise Louembé dont le département est parmi les organisateurs de la manifestation a dit l’importance pour son ministère de l’usage intense des nouvelles technologies de l’information et de la communication. ‘’Pour que l’administration gabonaise rende aux usagers un service de qualité tel que l’exige le programme de société du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba.

Selon lui, la reforme de l’Etat passe nécessairement par la mise à disposition des administrations des procédures simples, transparentes, fiables d’une part, et des instruments de travail performants, interconnectés et dénudés de pesanteur d’autre part, précisant que le gouvernement a entrepris un certain nombre d’actions dans ce sens..

Parlant de ces reformes qui font appel à l’économie numérique, Blaise Louembé a cité notamment l’audit de la fonction publique qui va se terminer par un déploiement des centres informatisés de gestion des ressources humaines dans les ministères ; la mise en place progressive de la reforme administrative et la reforme budgétaire avec l’adoption du budget par objectif de programme.

Le ministre du budget, convaincu que tous ces chantiers, au-delà de la réduction des charges de l’Etat, permettront la maîtrise et l’optimisation des ressources humaines, l’harmonisation des standards des applications électroniques et des contenus utilisés par chaque administration, a noté que la présent rencontre constitue une occasion rêvée pour les techniciens d’échanger sur les derniers développements technologiques et un espoir pour les dirigeants de plus en plus exigeants de voir se développer et implémenter des nouveaux logiciels et progiciels.

‘’A l’occasion de la 14ème conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine sur ‘’ les technologies de l’information et de la communication : défis et perspectives pour le développement’’, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba avait clairement relevé l’importance de l’économie numérique pour nos société en déclarant que la lueur signalant l’avènement de notre continent pourrait venir des technologies de l’information et de la communication qui figurent en bonne place au nombre des grands défis que doit relever l’Afrique pour sortir de l’ornière’’, a rappelé le ministre de la communication, de la poste et de l’économie numérique, Laure Olga Gondjout.

Mme Gondjout après avoir indiqué que le gouvernement, soucieux d’arrimer le Gabon à la société de l’information et du savoir afin de valoriser le Gabon des services, l’un des trois piliers du Gabon émergent, a adopté une stratégie sectorielle pour la période 2010-2020 s’articulant autour de l’actualisation du cadre réglementaire, du développement de l’infrastructure haut débit, de la numérisation de la radiodiffusion télévisuelle et sonore.

Elle a par ailleurs précisé que l’enjeu du salon qui prend fin le samedi prochain par les portes ouvertes, à savoir : la vulgarisation de l’économie numérique qui, selon le patron de la communication, se définit comme l’ensemble des activités économiques liées aux télécommunications, à l’audiovisuel, aux logiciels, aux réseaux et services informatiques, ainsi qu’aux services et contenus en ligne.
Pendant quatre jours, outre l’exposition qui donnera l’opportunité aux acteurs de présenter leur savoir et leurs expériences, les spécialistes locaux et internationaux du secteur, les universitaires et autres opérateurs vont focaliser leurs réflexions sur ‘’le développement des infrastructures large bande-socle de l’économie numérique’’ ; ’’ Le développement des contenus’’ ; ‘’ Le cadre réglementaire et les évolutions’’.

Discours du premier ministre :

« Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,
Madame le Ministre de la Communication, de la Poste et de l’Economie numérique,
Distingués invités,
Chers amis et membres de la grande famille des télécommunications,
Mesdames et Messieurs,

L’honneur me revient aujourd’hui, en ma qualité de Directeur Général de Zain, mais surtout au nom de tous les membres de la grande famille des opérateurs de téléphonie mobile au Gabon, composée de Libertis, Moov, Azur et Zain.
Je voudrait avant de commencer mon propos féliciter le Ministère de la Communication, de la Poste et de l’Economie numérique pour cette heureuse et excellente initiative qui constitue une plateforme d’échanges entre les décideurs et les différents acteurs du secteurs des télécommunications.

Mesdames et messieurs,
Depuis quelques années le Gabon a entrepris la restructuration du secteur des télécommunications en privatisant l’industrie de la téléphonie mobile. C’est ainsi que ce secteur a connu un essor significatif défiant toutes les prévisions. On dénombre au Gabon quatre opérateurs mobiles pour un taux de pénétration de la téléphonie mobile qui se situe aujourd’hui autour de 80 %.

Mesdames et Messieurs,
Au moment ou s’ achève la première décennie du nouveau millénaire, le Gabon à l’ instar de la plupart des pays africains est à la croisé des chemin et les responsables politiques dans le domaine des TIC se trouvent devant des choix importants.

C’est l’occasion ici de saluer la création par le Président de la République, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, d’un Ministère de l’Economie numérique. Le marché de la téléphonie mobile arrivant à maturité, l’avenir se situe dans le développement de services multimédia et des applications internet nécessitant la bande à haut débit.

Madame le Ministre,
Le client usager veut être au cœur de l’univers de la communication ou il le souhaite et quand il le souhaite, et la stratégie du Gouvernement en matière de développement des TIC, que vous avez clairement décliné dernièrement va permettre d’assurer à court, moyen et long terme un accès plus large des gabonais aux TIC ;

En tant qu’opérateurs de téléphonie mobile, nous nous faisant fort d’accompagner le Gouvernement dans le développement de l’Economie numérique qui passe notamment par :
• L’attribution prochaine de licences 3G
• la mise en place d'une administration numérique, avec en particulier l'informatisation de l'état civil, de la carte d'identité, du passeport et des procédures administratives
• la mise en place d'une infrastructure haut débit en fibre optique sur l'ensemble du territoire,
• l'équipement de toutes les écoles du Gabon en salles multimédia (avec connexion Internet, faisant de l'école le point d'accès communautaire dans les villages)

Mesdames et Messieurs,
Distingués invités
Pour terminer mon propos je voudrais assurer, Madame le Ministre, du soutien et de la contribution des opérateurs de téléphonie mobile pour la réussite de ce vaste chantier.

Ensemble, nous devons saisir toutes les opportunités afin que l’économie numérique devienne une réalité dans notre pays le Gabon.

Je vous remercie de votre aimable attention ».

Discours du ministre de la Communication et de la Poste et de l’Economie numérique, Laure Olga Gondjout :

« Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les chefs de mission Diplomatique,
Monsieur le Président de Microsoft Afrique,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi, un grand honneur que d’intervenir à l’occasion de la cérémonie inaugurale de la première édition du salon de l’Economie Numérique, dénommée « Gabon numérique 2010 ».

Ce secteur tient particulièrement à cœur le Président de la République, Chef de l’Etat, son Excellence, Monsieur ALI BONGO ONDIMBA qui a choisi de soutenir sa vision politique le Gabon émergent par trois piliers à savoir :
- Le Gabon vert,
- Le Gabon industriel
- Le Gabon des services.

S’agissant particulièrement du dernier pilier, le Gabon des services, s’il est reconnu que les services occupent en ce début de 21eme siècle une place prépondérante sur le marché mondial, il est aussi confirmé que leur croissance exponentielle est essentiellement due à l’essor des technologies du périmètre de l’Economie Numérique qui en constituent le principal support.

En effet, les échanges y relatifs sont principalement assis sur les transactions électroniques qui en accélèrent le traitement, ce sont les services en lignes ou encore les e-services dont l’influence s’étend sur tous les domaine d’activités de l’administration, du commerce, de l’économie, de l’éducation, de la santé et j’en passe.

Aux côtés de ses Pairs, le Président de la République l’a encore manifesté à l’occasion de la 14eme Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine dont le thème principal était: « Les Technologies de l’Information et de la Communication : Défis et perspectives pour le Développement ».

A cette occasion, il avait clairement relevé l’importance de l’Economie Numérique pour nos sociétés, à travers des Technologies de l’Information et de la Communication, en déclarant, je cite : « la lueur signalant l’avènement du développement de notre continent pourrait venir des Technologies de l’Information et de la Communication qui figurent en bonne place au nombre des grands défis que doit relever l’Afrique pour sortir de l’ornière », fin de citation.

Les conclusions dudit sommet constituent un engagement ferme des Décideurs du continent à tout mettre en œuvre pour que leurs peuples s’approprient les TIC, véritable levier de la croissance et du développement des Etats et partant de notre continent.

C’est dans cette optique que sur ses hautes instructions, le Gouvernement conscient de l’importance de ce secteur et soucieux d’arrimer notre pays à la société de l’information et du savoir a adopté une stratégie sectorielle pour la période 2010 - 2020 qui s’articule, entre autres, autour de l’actualisation du cadre réglementaire, du développement de l’infrastructure haut débit, de la numérisation de la radiodiffusion télévisuelle et sonore.

Monsieur le Premier Ministre,

Le salon que vous allez officiellement inaugurer a pour principal objectif de vulgariser l’économie numérique, qui se définit comme l’ensemble des activités économiques liées aux télécommunications, à l’audiovisuel, aux logiciels, aux réseaux et services informatique ainsi qu’aux services et contenus en ligne.

Ce salon se compose de Tables rondes/débats auxquelles participeront des spécialistes locaux et internationaux du secteur, des universitaires. En outre, une exposition donnera l’opportunité aux acteurs de présenter leur savoir et leurs expériences. Avec l’Office National de l’Emploi(ONE), un job forum sera tenu pour présenter les différents métiers du secteur aux visiteurs mais aussi et surtout aux élèves et étudiants.

Monsieur le Premier Ministre, « Gabon Numérique 2010 » constitue une passerelle pour l’arrimage du Gabon à la société de l’Information, étape nécessaire pour un « Gabon émergent ».

Je vous remercie ».

Source : Agence Gabonaise de Presse - Gabonews - Gabonews

Le gouvernement de l’émergence et Microsoft volent au secours des enseignants gabonais en les initiant à l’utilisation pédagogique de l’ordinateur

Essassa, 17 février (GABONEWS) – Fruit d’un partenariat entre le gouvernement gabonais et Microsoft, un séminaire de formation à l’utilisation pédagogique de l’ordinateur s’est ouvert, ce mercredi, et s’étendra sur deux journées, au Lycée International Jean et Berthe, sis en banlieue de Libreville, à l’intention d’une kyrielle d’enseignants venus de différents établissements d’enseignement secondaire de la capitale gabonaise, avec pour formateur, Monsieur Nguéma Ndong Jean Clair, Inspecteur d’anglais, Conseiller du ministre de l’Education Nationale et Responsable Microsoft Education Gabon, a constaté GABONEWS.

L’objectif visé par le gouvernement gabonais via le ministère de l’Education Nationale, en scellant ce partenariat avec Microsoft, est d’améliorer la qualité de l’enseignement par l’utilisation des Technologies de la Communication (TIC), en fournissant, d’une part, aux écoles, des ressources, formations, expertise et technologies dont elles ont besoin pour mieux préparer leurs élèves et étudiants aux contraintes personnelles du 21ème siècle, et d’autre part, mettre à la disposition des enseignants les outils, forums et ressources nécessaires pour établir des communautés de pratiques, favoriser la collaboration et accéder à du contenu de qualité, tout en les incitant à intégrer efficacement les TIC dans leurs méthodes d’apprentissage et de formation.

En outre, l’accord cadre relatif au Programme Parteners in Learning, dédié à l’Education, vise également à inciter les élèves et les étudiants à utiliser les TIC au cours de leur scolarité et de leur formation professionnelle. Dans cette optique, des clubs d’élèves ont été déjà mis en place çà et là, encadrés par des enseignants, à l’effet de susciter l’esprit d’initiative et d’innovation à travers notamment l’élaboration de didacticiels par des outils pédagogiques.

Approché par GABONEWS, le Responsable Microsoft du Programme de Citoyenneté et Superviseur du séminaire, Monsieur Samba Guissé, de préciser : « Le gouvernement gabonais, à travers le ministère de l’Education Nationale, a signé un accord cadre avec Microsoft, dans le cadre du Programme Partners in Learning dédié à l’Education, basé sur trois piliers : innovative Teachers, Innovative School et Innovative students ».

Le scientifique sénégalais, Samba Guissé d’ajouter que « l’objectif visé est d’aider les enseignants à l’utilisation pédagogique de l’ordinateur. Ainsi, ne pouvant pas former tout le monde en même temps, nous avons opté pour la formation des formateurs à travers ‘’Digital Literacy’’, Pareterns in Leaning’’, ‘’Live@edu’’ et ‘’MS Daara’’ (Logiciel de gestion scolaire). Nous ambitionnons alors de faire de l’Informatique une matière transversale au service de toutes les matières ».

Ce séminaire, déroulé à Essassa, sous les bons offices du proviseur du Lycée Jean et Berthe, Monsieur Seck Abdoul Youssouf, coïncide, comme par télépathie, avec l’ouverture du premier salon numérique organisé à la Cité de la Démocratie par le ministère de la Communication, des Postes et de l’Economie Numérique, comme pour dire que l’émergence via la vulgarisation des TIC, prônée par le président de la République, Ali Bongo Ondimba, est loin d’être un slogan.

Source : Gabonews

mercredi 10 février 2010

Vers l’intégration du Gabon dans le réseau de l’économie de la connaissance de la sous région d'Afrique centrale

Libreville, 10 février (GABONEWS) - Le représentant sous régional de la Banque Mondiale (BM), Olivier P. Fremond, hôte du ministre de la Communication, de la Poste et de l’Economie Numérique, Laure Olga Gondjout, a déclaré ce mercredi que, à l’issue de cette audience que « la Banque Mondiale est disposée à apporter son concours au gouvernement gabonais » dans le cadre l’initiative consistant à « relier l’ensemble des pays d’Afrique Centrale aux autoroutes de la connaissance par le biais de l’Afrique de l’Est ».

Ainsi, c’est dans le but de dynamiser l’économie numérique et de rendre les pays de la sous région compétitif sur ce plan, que cette initiative a été élaborée par les autorités des différents pays d’Afrique centrale.
La BM a rassuré de son soutien financier au Gabon : « Je suis heureux de pouvoir vous confirmer que la BM est disposée à apporter son concours au gouvernement gabonais », a affirmé le représentant de l’institution mondiale au sortir de l’audience, avant de préciser que « pour le moment, je n’ai pas de chiffres clairs en tête, car nous sommes entrain de préparer les budgets et d’évaluer les coûts ».

Dans ce cadre, il a indiqué que « la contribution du Gabon à ce projet sera fortement subventionnée par une initiative de la BM dans le secteur des télécommunications au niveau régional ».

Après les différentes séances de travail du ministre de la Communication, ce mercredi, il ressort qu’un partenariat (beaucoup plus sur le plan technique) sera établi entre le Gabon et la Corée, selon l’ambassadeur Ohm Sun-Jun dans le secteur de l’économie numérique, tandis que la Banque Mondiale assurera le côté financier dans le processus de la politique d’Emergence dans ce même secteur.

L’on note déjà que la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) profitera à partir de cette année 2010 des services internet et de téléphonie reliés par fibre optique. Financé par la Banque mondiale, le projet Central African Backbone permettra à ces différents pays de mettre plus facilement en place une administration électronique fiable et moins coûteuse.

Les pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) bénéficieront, eux-aussi, de la fibre optique à travers la réalisation, en 2010, du projet Central African Backbone (CAB).

La Centrafrique, le Congo, le Gabon, la République démocratique du Congo et le Sao-Tome et Principe s’appuieront sur le câble optique qui compte 12 fibres optiques pour le Cameroun et 6 pour le Tchad du pipeline Tchad-Cameroun pour déployer des réseaux en fibre optique dans la zone d’Afrique centrale afin de réduire les coûts de prestation d’internet et de téléphonie, et d’accentuer la capacité des pays membres à mettre en place une administration électronique.

Ce projet, qui sera financé par un prêt de 11 milliards de francs CFA remboursables à la Banque mondiale, a été établi lors d’un sommet des chefs d’Etats membres de la CEMAC qui s’est déroulé à N’Djamena en 2007, avec un coût environnemental de 330 millions de francs CFA à intégrer dans les couts du projet.

La patronne du département de la Communication avait énoncé les principaux chantiers devant permettre la "connectivité nationale" soutenus par le budget de l’exercice 2010.

« Nous avons sollicité une dotation pour accroitre les infrastructures en large bandeé avait-elle indiqué ajoutant que « si le programme est respecté, d’ici juin, l’ensemble des capitales provinces seront dotées de l’Internet ADSL (…) avec un accent particulier sur Franceville, dans la perspective de la Coupe d’Afrique des Nations de football que le Gabon et la Guinée Equatoriale co-organiseront en 2012.

Cette démarche de « connectivité nationale », avait-elle précisé, qui englobe tous les département du pays, s’articule avec celle des autres pays de la sous-région à travers le projet ACE lié au transport de la fibre optique.

Madame Gondjout avait, sur cette lancée, affirmé que le Gabon avait réintégré ledit projet eu égard à la place qu’occupera désormais l’économie numérique dans le quotidien des Gabonais.

Source : Gabonews

lundi 8 février 2010

Le ministre gabonais de la communication, Laure Olga Gondjout, souhaite vulgariser les technologies de l’information et de la communication au Gabon

LIBREVILLE, (AGP)- Le ministre gabonais de la Communication (…), Laure Olga Gondjout a insisté sur la vulgarisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) au Gabon, au cours d’un échange avec la presse nationale et internationale axée sur l’économie numérique.

Cette rencontre avec la presse est intervenue quelques jours après la tenue à Addis-Abeba en Ethiopie du 14éme sommet de l’Union africaine, où une place prépondérante a été réservée aux TIC.

Ces échanges ont permis au ministre Laure Olga Gondjout d’esquisser des réponses aux défis des technologies de l’information et de la communication, pour leur vulgarisation et la matérialisation de l’ambition du président de la République, Ali Bongo Ondimba.

Revenant sur le message du chef de l’Etat à ce sommet, notamment sur sa vision stratégique en la matière, Mme Gondjout a indiqué que pour Ali Bongo Ondimba, la lueur signalant l’avènement du développement du continent africain pourrait venir des technologies de l’information et de la communication et qui figurent en bonne place au nombre des grands défis que doivent relever les pays africains.

Selon elle, après un état des lieux résumant la situation des TIC, surtout dans les secteurs de l’industrie et des services de l’administration, le président de la République avait confirmé son engagement aux autres leaders du continent africain pour relever les défis de la fracture numérique.

Pour y parvenir, a-t-elle dit, le président gabonais soutient la stratégie de mise en place en Afrique d’un cadre institutionnel harmonisé et suffisamment attractif pour les investisseurs en vue d’accentuer le développement des technologies de l’information et de la communication sur le continent africain. ‘’L’harmonisation des forces ne doit pas, certes, occulter les ambitions spécifiques de chaque pays par rapport à une certaine détermination’’, a indiqué Mme Gondjout, qui a estimé que les TIC sont un secteur très important, d’où l’invite à tous, surtout aux investisseurs privés intéressés par le secteur, pour aider les Etats à développer ce secteur.

Poursuivant son propos, Mme Gondjout a indiqué que les pays leaders, notamment la Tunisie, le Cap Vert, le Rwanda, compte tenu de leur niveau en matière de développement des TIC, le Gabon à l’obligation aujourd’hui d’accélérer le processus du développement de ce secteur, en raison des applications sur les secteurs de l’économie, de l’éducation, de l’agriculture, de la santé, etc.

En dehors de l’alimentation en énergie électrique et énergie solaire qui constituent un frein pour le développement des TIC, Mme le ministre a ajouté que l’analphabétisme numérique reste aussi un obstacle à la diffusion de cette nouvelle technologie.

Pour elle, le président Ali Bongo Ondimba a demandé au gouvernement d’instaurer, dès la rentrée académique prochaine, des formations d’initiation aux technologies de l’information, dès le primaire pour l’ensemble des élèves gabonais. Elle a précisé que parallèlement à cette initiation, il faudrait également l’apprentissage de la langue anglaise, la plus utilisé dans les TIC. ‘’L’alimentation de l’énergie électrique, l’analphabétisme numérique, les coûts d’accès à Internet, constituent effectivement les freins à la diffusion de cette nouvelle technologie, notre mission c’est de combattre tous ces fléaux’’, a-t-elle dit.

Une agence nationale des technologies de l’information et de la communication sera bientôt opérationnelle au Gabon pour la promotion des TIC.

Notons que dans le compte rendu du Conseil des ministres du jeudi dernier, le gouvernement a adopté un nouveau texte organique du Ministère de la Communication, dans lequel il est prévu la création d’une Direction générale de la promotion des TIC, justifiant ainsi tout l’intérêt que le président Ali Bongo Ondimba accorde au secteur de l’économie numérique.

Source : AGP